23.12.2011
Charge émotionnelle et biscuits de Noël
Un intéressant reportage de Dominique Hartmann, dans Le Courrier*, nous emmène aujourd'hui dans une école primaire genevoise. Comment y fête-t-on Noël ?
Une enseignante explique : « Parler de faits religieux doit se faire sans charge émotionnelle. Or le tabou surcharge, lui aussi ».
Les écueils sont bien décrits dans ce reportage. Les craintes qui alimentent ce tabou sont palpables : crainte de susciter des controverses, crainte de ne pas savoir répondre aux élèves, crainte de laisser certains enfants de côté si l'on évoque une fête qui ne correspond pas à leur culture familiale.
Mais les enjeux aussi sont visibles tout au long de cet article : s'ouvrir aux autres, découvrir l'altérité, éviter l'ignorance, apprendre à vivre ensemble. Enjeux, autrement dit ce qu'il y a en jeu. A perdre ou à gagner. Le pari me semble tellement stimulant. Prometteur. Riche de sens.
Alors... un bon Noël à chacun, petits et grands, à l'école et en famille, ici et ailleurs.
* Le Courrier, n° 290, 23-26 décembre 2011, p. 3
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| Tags : enseignement des faits religieux, noël, genève, laïcité |
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